Presentation + Critiques

Voila, une petite présentation, avant de rentrer dans le vif du sujet...

Nom de la fanfiction: Meranof: l'Odyssé de l'elfe d'or

Auteur: Meranof

Influences: Le Seigneur Des Anneaux ; Eragon ; Terremer

Genre de Fiction: Fantasy / High Fantasy

Fic à recommander à ceux qui aiment: Les batailles épiques, le personnage principal cruel, les anti-héros, le style "oral" (n'est-ce pas Sahagiel Razz ) et les histoires un peu
familliale, avec une quête à la clef, et des interventions divines Very Happy

Résumé et intrigue: Dans un autre univers, un autre système solaire, deux planètes, Karmir et Illmastre, reliées entre elles, rassemblent différentes espèces: Elfes, hommes, nains, gobelins, larkus, elfes noirs, trolls etc... Tous ces gens (^^) vivent ensembles difficilement, s'en suivent de nombreuses guerres entre les différentes factions...

Tout cela ne serait rien si un Général fou n'avait pas prit le pouvoir avec la ferme ambition d'exterminer les elfes... Dès lors, les peuples d'Illmastre et de Karmir choisissent leurs camps, la plus grande des guerres des "Deux Mondes" commence...

Alliance et trahison sont au menu, avec en guest star: les Dieux, et La mort Very Happy

Le personnage principal est Meranof, il est le fils d'Anrtic, général légendaire bannit du royaume des elfes. Il officie en tant que Mercenaire dans l'armée de l'Alliance. Il est censé protéger Eldric, le Général de cette armée. Mais quand ce dernier prend le pouvoir par la force, Meranof créé une nouvelle Alliance, afin d'empêcher le mal de vaincre (ca semble classique, mais y'a quand même des choses propres à l'histoire)...

Ses problèmes familiaux ne sont hélas pas là pour arranger les choses... Ni Aldar, qui ne cesse de le cermoner... Vieux mage rabougri va!

^^' Esperons que ca vous donnera plus envie de le lire qu'a Sahagiel (nan je t'en veux pas t'es trop fort pour moi o_O )


Meranof, conteur d'histoires, de rêves, de tout ce que vous voulez.... ^^


CRITIQUES:

De Béatrice Pêtre (professeur de Francais):
On sent l'inspiration du Seigneur des Anneaux, de la Saga d'Elric (?), mais l'ensemble est bien construit. Les nombreux personnages du réçit, - bien que l'on ne sache hélas pas toujours vraiment de qui l'auteur parles - sont bien détaillés.
Personnellement, j'ai trouvé ce début passionant, et j'ai très envie de lire la suite...


De Sahagiel (critique de livre, films & de fanfictions)
Hmm, je vais être franc, je n'ai pas lu jusqu'au bout. Pourquoi ? Des dizaines de répétitions, une syntaxe simpliste, des auxiliaires qui dansent la sarabande dans ton texte et finalement aucune richesse ni rondeur.
Bref, retravaille ton style, car là c'était assez indigeste.


(Après de longues discussions, Sahagiel a fini par admettre que ce réçit n'était pas si mauvais... En tout cas j'ai bien prit compte de tes remarques Sahag'. Gracias ;) )

# Posté le vendredi 20 juillet 2007 10:26

Modifié le samedi 22 décembre 2007 09:42

Prologue

PROLOGUE



« Illmastre, Ô notre Planète, Ô notre monde, donne à cet enfant le nom qui sera le siens, donne lui le nom que toute sa vie, il portera, donne lui le, ici et maintenant ! »
Ainsi parlait Aldar, mage parmi les mages, maître parmi les maîtres, elfe parmi les elfes... Derrière lui, Erdun tremblait. Il était nu, il avait froid, et surtout, il avait peur.

Le jeune elfe avait trente ans. Autant dire que ce n'était qu'un enfant.
On l'avait amené ici car sa mère venait de mourir, et chaque elfe qui avait vu la mort devait obtenir l'Araniël, le vrai nom... C'était la planète elle-même qui le lui donnerait, et ce, dès qu'Aldar aurait fini sa demande...
Le mage elfe s'agenouilla... Tous les membres de la famille d'Erdun présents dans la salle de prière firent de même. Seul le jeune elfe resta debout, car il savait qu'il allait bientôt recevoir le vrai nom, celui qu'Illmastre avait décidé.

Les quelques secondes précédant l'obtention de son patronyme, Erdun les passa à observer l'autel. Il était immense, environ trois mètres de haut pour quatre de large. Décoré de multiples feuilles d'or, il semblait éclairer le monde tout entier. Les quelques bougies disposées de part et d'autre de la pièce reflétaient leur lueur sur le parement de l'autel. La pièce tout entière se retrouvait prise dans un halo de lumière.

L'éclat s'accentua brusquement. Erdun fut soudain prit d'un mal de tête épouvantable. Une chaleur incroyable le pénétrait jusqu'aux os. Des spasmes violents parcouraient son corps tout entier. Ses tremblements étaient si forts qu'il aurait aimé mourir à cet instant. Puis, ce fut le contraire. Son organisme se refroidit. Il était gelé de la tête aux pieds, et il tremblait toujours.
Puis, son corps s'apaisa. Après quelques minutes, une voix, – qui semblait venir tout droit de son propre cerveau – lui parla. Une voix de femme, une très belle voix... Il aurait aimé voir cette personne, car sa beauté ne pouvait être qu'immense tant le timbre de sa voix était doux...
« Erdun est mort, murmura la voix...
- Non, je suis toujours là ! Je suis en vie ! cria le jeune elfe.
- Erdun est mort, répéta la voix, ce nom n'est plus. Tu vas être un grand elfe. Tu vas réaliser de grandes choses. A un moment ou à un autre, quand je devrais mourir, tu sauveras les peuples.
Erdun venait de comprendre. La voix qu'il entendait, c'était celle de la planète.

- La planète peut-elle mourir ? demanda-t-il.
- Je vais mourir, quand tout sera terminé, répondit la voix
- Qu'est-ce qui sera terminé ? S'enquit le jeune elfe.
- Tu le verra, conclu Illmastre, quand tout sera terminé, tu donnera ta vie pour que je meurt, mais ce sera pour le bien. Tu connais ta mort, il est tant de connaître ta vie.
- Parlez moi clairement ! exigea Erdun.
- Tu comprendras tout dans moins de temps que tu ne le crois, déclara la planète.
- Je veux savoir, qu'est ce que....
La voix l'empêcha de finir. Elle semblait venir d'outre tombe lorsqu'elle dit à Erdun :
- Tu te nommes Meranof, ton destin est entre tes mains, mais surtout, n'oublie pas ce que je viens de te dire ! »


Un peu court, m'enfin ca reste un prologue hein :D
Spécial dédicace à MPP, elle se reconnaitra

# Posté le vendredi 20 juillet 2007 10:31

Chapitre 1 (sans nom pour le moment)

CHAPITRE I


Eldric, général des armées de l'alliance, dirigeait l'assaut depuis la colline. Il avait décidé d'envoyer les elfes d'abord, préférant la mort de ceux-la plutôt que celle de ses hommes. Les elfes n'avaient aucune raison de vivre. Depuis sa plus tendre enfance, sa mère le lui avait toujours dit. Ces créatures immondes avaient depuis leur arrivée, quelques milliers d'années auparavant, disposé d'une fortune considérable.
-Voleurs !
Les regards des officiers se tournèrent vers le général. Il avait pensé tout haut.
-Je parle des dragons évidemment... Ils nous ont volé nos terres.
Lentement, les hommes reportèrent leur attention sur leurs cartes. Seul un elfe garda les yeux rivés sur Eldric.

C'était un Öesil, l'équivalent d'un homme adulte. Une barbe de quinze jours lui mangeait le visage, très noire, tout comme les longs cheveux de l'elfe, qui lui descendaient jusqu'aux épaules. Ses oreilles pointues, longues d'une dizaine de centimètres, dépassaient légèrement de sa chevelure.
C'était un mercenaire embauché par le Président de l'Alliance, Alfir, pour protéger Eldric. Un garde du corps en somme. Si l'Öesil acceptait tout à fait son sort, il n'en était pas de même pour Eldric. Cela le faisait enrager, alors que le fait qu'un Elfe gouverne l'alliance le mettait déjà hors de lui.

Au pied de la colline, les Dragons commençaient à prendre le dessus sur les guerriers Elfe de Eldric, qui dût se résigner à envoyer le gros de ses forces armées dans la bataille : La première Division de l'Alliance.
Cette division était la meilleure de l'Alliance, depuis que Eldric la commandait. C'était sa fierté, il y avait consacré tous ses efforts. Avec elle, le général n'avait perdu aucune bataille.
Il avait peu à peu réduit l'effectif en elfes, en les envoyant toujours en première ligne. Cependant, il n'avait jamais informé Alfir de cela. Et pour cause, si le Président de l'Alliance apprenait ça, Eldric serait rétrogradé, et condamné à l'exil. Et si cela devait arriver, toutes les chances pour le Général d'accéder au pouvoir seraient réduites à néant.

Mais l'Oësil, lui, avait remarqué cela. Et si cet elfe était dangereux pour Eldric, celui-ci devrait le tuer.
Ou le laisser se faire tuer.

Le Général venait d'avoir une idée lumineuse. Il s'empara de son épée et cria, à
l'encontre de ses soldats :

« Ne craignez rien, j'arrive, je viens vous protéger ! »
Alors Eldric chargea seul la centaine de Dragons qui composaient l'armée d'Olmrick, Roi du peuple volant, ainsi qu'on l'appelait sur Illmastre.

Il se retrouva rapidement devant un premier de ces monstres, qui avait volé à sa rencontre, et qui semblait plus surpris par ce qu'il voyait que féroce.
Le Général n'hésita pas une seule seconde, il brandit son épée, et l'abattit sur la cuisse gauche du Dragon, qui poussa un hurlement déchirant.

La gueule de la bête s'ouvrit, prête à lacérer la chair d'Eldric, qui ne réagit pas.
L'Oësil allait venir le protéger. Et comme un elfe seul ne pouvait pas faire face à un Dragon, le mercenaire allait périr.

La mâchoire du monstre était de plus en plus prête d'Eldric, et toujours aucun signe de son garde du corps.
Pendant la fraction de seconde qui suivit, le Général ne vit pas bien ce qui se passa.
L'elfe était venu sauver un général qui le médisait.
Sa première flèche était venue se loger dans la gencive supérieure de l'animal, et la seconde avait transpercée l'½il.
Profitant de la souffrance du Dragon, l'Oësil avait enfoncé son épée dans le cou de la bête, lui ôtant par la même occasion la vie.

Le Commandant de la première Division n'en croyait pas ses yeux. Un elfe seul, à la force de ses bras, venait de tuer un Dragon mâle adulte, qui mesurait près de quatre mètres de haut.
Pour la première fois de sa vie, Eldric avait envie de féliciter un elfe. Pourtant, à ces yeux, ce serait comme féliciter un chien qui aurait réussi à rapporter un bâton.
Néanmoins, le Général était fier de cet elfe.

Ce dernier prit la parole :
- Faites plus attention mon Général, ces bêtes ne sont pas là pour s'amuser.

Eldric accepta la main qu'on lui tendait. En cet instant, peu lui importait qu'elle vienne d'un elfe ou d'un homme.
Puis, les mots qui sortirent de sa bouche ne semblaient pas être les siens, tant ils étaient invraisemblables :
- Merci, dit le Général, merci de tout c½ur. Quel est ton nom ?
- Le mercenaire hésita un instant, avant de répondre :
- Mon nom est Meranof Won Dreïnay, fils d'Anrtic Twon Dreïnay et de Bellia Noïn Horinu.

Eldric se tut. Anrtic était considéré par le peuple Elfe comme un héros. C'était auparavant un grand chef, qui commandait les armées elfes, et qui avait mené la campagne de Shül Trahim.


Un peu plus long que le Prologue, toujour un peu court, mais j'ai vraiment du mal à faire de très longs chapitres :'(
Spéciale Dédicace à Lisa, elle se reconnaitra

# Posté le vendredi 20 juillet 2007 10:33

Chapitre 2 (sans nom pour le moment)

CHAPITRE II



Eldric scrutait l'horizon. Il ouvrait la marche de son armée au côté de Meranof. « Tueur de Dragons », ainsi l'avait-il surnommé.
L'elfe et le Général avaient peu à peu appris à se connaître. Chose des plus curieuses quand on connaissait les sentiments d'Eldric à propose des elfes. Meranof, en sauvant la vie de son Général, lors d'un combat que ce dernier avait provoqué pour l'anéantir, avait complètement bouleversé les idées d'Eldric.

Celui-ci se surprenait lui-même lorsqu'il se mettait à discuter de stratégie, de politique, et même de familles. En effet, Meranof lui avait raconté l'histoire de son père, qui était parti un jour avec une centaine de soldats, et qui n'était jamais revenu.

L'Oësil appréciait Eldric, et ce malgré les convictions politiques du général, car il lui rappelait son père. Tout deux avaient la même envie de vaincre, le même tempérament, prêts à s'enflammer à la moindre bataille. Et surtout, Eldric avait le même visage, les mêmes traits, et ce, à quelques détails prêts.

Meranof ne cessait de le répéter, les trente années de son enfance qu'il avait passées aux côtés de son père étaient les plus belles de sa vie. La mort de sa mère avait tout changé. Son père s'absentait, buvait, avant de partir. D'après Aldar, le sage qui s'était occupé de lui, il s'agissait d'une expédition qui aurait mal tournée. C'est cette histoire que l'Oësil s'était empressé de raconter à Eldric. Meranof avait toujours sût raconter les histoires...

Cela faisait maintenant une semaine que l'armée d'Eldric avait subit une cuisante défaite sur le territoire des Dragons : l'Oliar. La frontière de l'Armarina n'apparaissait cependant toujours pas aux yeux des hommes du Général.
Les soldats avaient l'impression d'avoir parcouru des centaines de kilomètres pour rien. Dans le ciel, le soleil commençait à disparaître peu à peu. Eldric, dans un soupir, ordonna la mise en place d'un camp pour la nuit.

Lorsque le soleil eut totalement disparut de l'horizon et que le noir s'abattit sur le désert de l'Emif, chaque soldat avait dressé sa tente.
« Au moins, cette défaite n'aura pas entaché la discipline, remarqua Meranof avec un sourire.
- C'est toujours cela de gagné, répondit Eldric, j'espère que mon successeur à la tête de cette armée aura la chance d'obtenir les victoires qui conviendraient mieux à une armée de ce rang.
- Arrête de croire qu'Alfir va te démettre de tes fonctions... Il est clément. Tu es un grand général et il le sait !
- C'est toi qui le dis..., conclu Eldric »

Le lendemain, lorsque l'armée repartit, il n'était pas plus de quatre heures du matin, mais dans le désert de l'Emif, le soleil était déjà levé depuis plus d'une heure. Dans cette région d'Illmastre, le jour dure dix-huit heures. Dans ces conditions, les hommes d'Eldric ne pouvaient pas se reposer suffisamment. Et même si le Général faisait tout pour leur assurer un maximum de repos – plus particulièrement aux soldats humains – certains ne pouvaient plus suivre la cadence.

Du coup, lorsque Eldric, à la nuit tombée, arriva en vue de Wenstefol, deuxième plus grande ville de l'Armarina et qui marquait la fin du désert, plus d'un quart des hommes d'Eldric se trouvaient encore dans le désert.

Le Général ordonna à ce qui restait de ces hommes de se rendre dans la caserne de Wenstefol Est, la plus grande de l'Armarina, afin de bénéficier d'un peu de repos.

A partir de Wenstefol, se rendre à Ermina était un jeu d'enfant. Partout dans la ville se trouvaient des Artyïn, machines elfes permettant de se rendre dans chaque ville du pays. Cependant, rare étaient les gens qui les utilisaient. L'obligation de disposer d'un savoir faire dans la magie restreignait fortement le nombre d'utilisateurs potentiels. Heureusement pour Eldric, Meranof était un elfe, de sang noble qui plus est, et connaissait donc les rudiments de ces anciens rituels.

Les Artyïn se composaient de quatre plaques de marbre carrées d'environs un mètre de côté qui lévitaient à quelques centimètres du sol. Deux plaques blanches, et deux plaques noirs, placées de façon à ce que les deux plaques de la même couleur ne se touchent pas.

Eldric s'installa sur une case noire, et Meranof sur une case blanche. L'elfe plaça chacune de ses mains sur une case vide, et murmura rapidement une formule dans un langage qu'Eldric ne comprenait pas. L'Artyïn vibra, heurta le sol, et ses deux occupants disparurent...

Ermina venait d'accueillir en son centre le Général et l'Oësil depuis quelques secondes seulement lorsqu'un hurlement retentit dans la ville. Un groupe de brigands venaient d'agresser une jeune femme à quelques mètres seulement du point d'apparition d'Eldric et de Meranof.
Surpris par l'arrivée des deux soldats, ils cessèrent leur forfait. Un temps hésitant, ils finirent pas saisir leurs armes.
« T'es qui toi, lança le leader à l'adresse de Meranof, on n'accepte pas les elfes ici !
- Il me semble portant que ce pays est gouverné par un elfe, répondit l'Oësil. Avez-vous expliqué votre opinion à Alfir ?
- Essaye pas de me narguer toi vu ! Où tu tâteras de mon épée ! Et ton copain avec, continua le bandit en regardant, tour à tour, Meranof et Eldric.
Ce dernier annonça :
- Eldric, Général des armées de l'Armarina, pour vous servir... »

Le voleur n'attendit pas qu'Eldric eut finit sa phrase. D'un regard lancé à ses cinq coéquipiers, il avait lancé l'attaque. Trois des hommes attaquaient Meranof, pendant que le leader et deux de ses acolytes chargeaient Eldric.
Le Général ne cilla pas, esquiva avec souplesse les trois offensives et abattit son épée, qu'il avait dégainé dès l'attaque des mécréants, sur le leader.
« Le moins de morts possible, pensa Eldric ».

Ce n'était pas l'avis de Meranof, qui venait d'occire ses trois opposants avec une facilité déconcertante. Malgré son intelligence, et contrairement à ce que laissaient penser son apparence et sa nature d'elfe, l'Oësil avait un goût particulièrement prononcé pour les batailles, pendant lesquelles il déployait toute sa force. Une passion pour le sang et les meurtres qui faisaient de lui un guerrier craint par tous, comme auparavant l'avait été son père.

La vue de leur chef mort et de la férocité de Meranof fit rapidement fuir les deux derniers bandits.
Eldric jeta un ½il aux trois cadavres qui traînaient aux pieds de l'elfe avec une expression de dégoût, et, sans un regard pour la femme qu'ils venaient de sauver, se dirigea vers l'entrée de la tour de Présidence, suivit par l'Oësil, qui essuyait le sang qui salissait sa lame.

La tour de Présidence trônait au centre d'Ermina. Haute d'une cinquantaine de mètre seulement, elle s'élevait sur six étages. Au premier se trouvait la caserne, qui abritait la garnison d'Ermina, forte de trois cents hommes. Au second se trouvaient les cuisines. Au troisième, la salle des fêtes, et la salle à manger. Au quatrième, un bureau administratif, au cinquième, les appartements pour le président et sa famille, et au sixième, le bureau du président, et la salle du conseil.

Le président de l'Armarina était élu au suffrage universel tous les dix ans.
Cette élection avait lieu sur trois tours. Au premier, chaque ville choisissait un candidat. A cette élection, chacun avait le droit de se présenter. Ensuite, les dix candidats ayant obtenus le plus de voix dans leurs villes respectives étaient sélectionnés pour le deuxième tour. Les trois premiers de ce second tour se départageaient lors du troisième. Alfir était le candidat de Wenstefol. C'était le premier Président elfe de l'Armarina.

Eldric et son garde du corps montèrent les escaliers en colimaçon qui faisaient la renommée de cette tour. Meranof s'arrêta au quatrième pour faire son rapport par écrit, pendant qu'Eldric montait faire le sien à Alfir.
Le vieil elfe, qui atteignait les huit cents ans, accueillit son Général avec un air grave. Sans doutes avait-il déjà été informé.

« Eldric, j'attend ton rapport..., s'impatienta le Président.
Eldric observait les traits de son interlocuteur. Malgré son âge, il gardait l'apparence de la jeunesse, et seuls ses cheveux, immaculés, pouvaient trahir sa vieillesse.
- Monsieur le Président, commença Eldric, je viens vous annoncer ma défaite dans cette guerre.
- Et ta démission », commenta le Président, empêchant le Général de terminer.

Eldric n'attendit pas, lui non plus, d'explications d'Alfir, il dégaina son épée, se jeta sur le Président de l'Armarina, et lui planta, par sept fois, sa lame dans le corps.
Deux étages plus bas, Meranof venait de comprendre le geste qu'Eldric venait de faire. Il empoigna son arme et monta l'escalier à toute allure.


De plus en plus long :P
Spéciale Dédicace:
- à Ma soeurette (l) elle se reconnaitra
________________ - à Mon Frèrot (l) Il se reconnaitra
________________ - Et surtout, à Ma MôMaN, qui elle, c'est sûr, se reconnaitra

# Posté le vendredi 20 juillet 2007 10:38

Chapitre 3 (sans nom pour le moment)

CHAPITRE III



____________ Marisa prit son courage à deux mains, et s'enfonça dans la dangereuse campagne de Wenstefol. Sur un rayon de six kilomètres autour de la ville frontière se trouvait une campagne gigantesque, peuplée par toutes sortes de bandits de grands chemins ou de prédateurs.

Elle courut aussi vite qu'elle pouvait, les mains prêtes à dégainer les deux sabres qu'elle portait à la ceinture. Elle ne rencontra qu'un loup, qui, bien qu'étant très rapide, ne put pas la rattraper. Marisa était d'une vitesse prodigieuse. Elle avait passé son enfance à courir dans les champs et entre les différents campements du peuple Bédouin. C'est avec eux qu'elle avait vécu toute sa jeunesse. Jusqu'à ce que son père vienne à mourir, suivi, deux années plus tard, par sa mère.

Marisa était un être particulier, fruit de l'union d'un Elfe et d'une humaine. Si elle gardait la mortalité des Hommes, elle bénéficierait cependant d'une vie incroyablement longue.
Elle ne possédait pas les fameuses oreilles en pointes qui caractérisaient les elfes. Ses cheveux noirs, coupés maladroitement à hauteur des épaules, lui cachaient les yeux. Ces derniers étaient les plus beaux que l'on puisse imaginer. D'un bleu-vert brillant et clair, ils illuminaient son visage dès lors que la jeune femme attachait ses cheveux.
Elle était mince, et mesurait environ un mètre soixante-dix. Sa ceinture arborait le symbole de la famille de son père : Un diamant rouge dans lequel était planté trois épées.

Son père, c'était Anrtic, ancien Général des armées Elfes. Il avait été bannit du royaume des elfes, pour avoir eu un enfant avec une femme. Il s'était alors rendu au Territoire Bédouin, où il avait bénéficié d'un accueil chaleureux en raison de sa renommée. Là, il avait élevé Marisa, lui apprenant le maniement des armes et l'ancien langage Elfique.

Il lui avait aussi parlé de son frère : Meranof. C'était un elfe, à qui l'on avait probablement raconté des histoires pour justifier la disparition de son père. Aujourd'hui, cela faisait cent ans que Meranof avait perdu son père. Marisa, quand à elle, bien qu'ayant près de quatre-vingt-dix ans, paraissait n'avoir qu'une vingtaine d'années.

Marisa se trouvait en Armarina pour le retrouver, lui raconter la vérité. Elle s'était renseignée, et avait appris qu'il était soldat au service d'Alfir. Il ne pouvait que se trouver à Ermina, étant donné le retour au pays de l'armée. C'était là bas qu'elle devait se rendre...

Après avoir courut pendant environ une heure, – car Marisa était aussi extrêmement endurante – elle arriva à Ermina, capitale de l'Armarina. Le soleil venait juste de se lever, et les portes de la ville, de s'ouvrir.

Elle pénétra dans cette dernière avec une certaine appréhension, la peur de ne pas trouver ce qu'elle cherchait, probablement. Mais rapidement, la crainte laissa place à l'admiration, à la surprise, lorsqu'elle découvrit le gigantisme de la ville. Des millions de foyers, d'habitations, autant d'habitants. Des dizaines de marchés, des centaines de places, des milliers de rues... Jamais Marisa, habituée aux petits villages Bédouins, n'avait vu pareille concentration de gens.

Au centre de la ville, s'élevant à une vingtaine de mètre de plus que les maisons alentours, se trouvait la Tour Présidentielle. Et, à une centaine de mètre de là, un immense bâtiment, fait de pierre, haut d'une cinquantaine de mètres et large d'environs deux cents cinquante mètres. Sur le devant de l'immense porte était inscrit, en langage Elfique : « Arvïn oânsim grefâ Yuurïn », ce qui signifiait : « Le royaume de Yuurïn est aussi ici ».

Yuurïn, dans la mythologie Elfique, était le premier Elfe, et le premier habitant d'Illmastre. C'est lui qui aurait fondé, six mille ans plus tôt, le royaume Elfe. Selon Marisa, cela signifiait que les Elfes se retrouvaient ici en Armarina, dans ce lieu caché aux yeux des Hommes.

Elle se rendit devant la porte, et frappa trois fois. Rien ne se produisit. Elle frappa à nouveau, pour rien. Elle pensa alors que, pour garantir leur sécurité, les elfes devaient avoir imaginé un moyen de rentrer que seuls les membres de leur peuple pourrait découvrir.
« Allons, je suis à moitié Elfe après tout, je doit pouvoir trouver ce moyen », pensa-t-elle.

Les elfes, avaient pour plus grande particularité physique, leur remarquable agilité. Marisa, bien qu'incapable de surpasser un de ceux là en la matière, était beaucoup plus souple que n'importe quel Homme. Elle prit de l'élan, et sauta. Un bond de vingt mètre, au bout duquel elle frappa le sommet de la porte. Cette dernière coulissa et Marisa, fille d'Anrtic, put entrer.

Ce qu'elle découvrit de l'autre côté de l'immense porte fut tellement surprenant qu'elle faillit défaillir : à l'intérieur, un véritable village s'était créé, avec ses habitants. Les elfes d'Ermina s'étaient tous réunis là. En tout cas la majorité, car il y avait bien cinq à six cents elfes dans ce lieu.
Personne ne sembla avoir remarqué la présence de Marisa. Elle fut même alertée par un vieil elfe qui lui demanda si elle savait ou se trouvait Alfir à ce moment précis. Le vieillard parut soulagé lorsqu'elle lui dit que le Président était probablement dans sa tour, et il prit congé d'elle pour se rendre dans une taverne non loin de là.

Le meilleur moyen de collecter des informations venait probablement de lui être indiqué – sans le vouloir de surcroît – par ce vieil elfe à la démarche hésitante.
Elle prit donc elle aussi le chemin de l'auberge, sans prendre le temps de regarder autour d'elle.
Si elle l'avait fait, elle aurait constaté que l'elfe qui venait de l'interroger la surveillait depuis le coin d'une rue. Lui qui venait pourtant d'entrer dans ce lieu de beuverie...

Mais, en entrant, Marisa constata cependant l'absence du vieillard. Elle se dit qu'il devait être dans un angle sombre et s'installa à une table vide. Elle fut rapidement rejointe par un homme encapuchonné. Celui-ci lui demanda :
« Vous cherchez quelqu'un mademoiselle ?
- Oui, vous pouvez me renseigner ? répondit Marisa en cherchant à apercevoir le visage de son interlocuteur.
- Evidemment que je peux. Cela dit, il me faudrait une récompense.
La demie elfe sortit un petit sac et en étala le contenu sur la table. Une dizaine de petite pièce brillaient à présent sur le meuble.
- Est-ce que cela suffit ? demanda-t-elle.
Les yeux brillants, il répondit :
- Oui, cela suffit. Qui cherchez vous ?
- Un elfe. Un garde du président, Meranof...C'est mon frère, vous le connaissez ? »

L'elfe se leva brusquement, faisant tomber son capuchon, et dévoilant ainsi son visage ; ses cheveux blonds coupés courts et son visage junévile pourtant envahi par les cicatrices. Ses oreilles pointues apparaissaient largement aux yeux de quiconque. Il empoigna avec force le bras de Marisa et sortit de la taverne. Il s'enfonça dans une ruelle sombre et s'arrêta en plein milieu. Il murmura alors quelques paroles incompréhensibles et la rue s'éclaira subitement, révélant le vieil elfe, qui se trouvait à quelques pas d'eux.

« Nartal, tu es sûr que c'est elle ? s'enquit-il.
-Oui Aldar. Elle m'a avoué chercher son frère, et elle a dit qu'il s'appelait
Meranof ! s'exclama l'elfe blond, et qui semblait s'appeler Nartal.
- Bien. Dit moi, dit-il à l'adresse de Marisa, comment s'appelait ton père ?
La demie elfe hésita un instant, puis répondit :
- Mon père se nommait Anrtic.
- Alors, annonça Aldar, tu dois nous accompagner. »

Marisa ne dit rien et suivit les deux elfes. Ils sortirent tous les trois du « village » et, lorsqu'ils furent dehors, un cri sourd retentit du haut de la tour Présidentielle. Une foule se massa au pied de celle-ci, et, au bout de quelques minutes, Eldric, le Général des armées de l'Armarina, apparut à la fenêtre du sixième et dernier étage.
Il cria, de sorte à ce que toute la ville puisse entendre :

« Alfir était un traître, et il vous a trahit. Ces guerres répétées qu'il menait contre les gobelins, ou même contre les dragons, n'étaient que félonies. Combien de morts ont-elles causé ? Pour rien...
Sachez, que ce traître est mort. Je..., je l'ai tué. Il ne méritait que cela. Sachez, peuple d'Ermina, et même, peuple de tout l'Armarina, qu'avec moi, vous ne subirez plus aucune trahison ! Je vous écouterai, et je vous défendrai !
Je vous gouvernerai, jusqu'à ce que la crise que notre pays traverse soit terminée ! Pour que nous retrouvions notre fierté, je vous conduirais à la victoire ! La puissance des Hommes deviendra la première puissance d'Illmastre ! Sachez, que jamais plus nous n'aurons à subir le joug des Elfes ! Jamais plus, nous ne dépendrons d'eux pour survivre.
Je vais construire avec vous un Empire des Hommes libres ! Mais pour cela, nous devons mener une dernière guerre, pour nous assurer notre liberté, nous devons regrouper tous les Hommes d'Illmastre dans notre futur unique et grand Empire ! Mais pour cela, j'ai besoin de vous, de votre aide, de votre soutien, et de votre sang... »

Eldric quitta la fenêtre. Apparemment, son discours avait déclenché l'enthousiasme des Humains, et la révolte des elfes.
De son côté, le Général se retrouvait nez à nez avec le seul elfe qu'il avait jamais apprécié.


Spéciale Dédicace à la Framboise Mexicaine, qui se reconnaitra (comme d'hab quoi :P)

# Posté le vendredi 20 juillet 2007 10:42